L’Allemagne et le Maroc renforcent leur coopération dans le domaine des énergies renouvelables
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(© Thomas Koehler/photothek/BMU)
Katherina Reiche, secrétaire parlementaire au ministère fédéral de l’Environnement, a souligné l’intérêt de l’énergie solaire produite au Maroc pour l’approvisionnement énergétique de ce pays, mais aussi pour celui de l’Allemagne et de l’Europe tout entière. « Le Maroc est un partenaire important pour la conception et la réalisation du Plan solaire méditerranéen et de l’initiative Desertec, que le gouvernement allemand soutient activement », a-t-elle affirmé à l’ouverture de la conférence « Le Maroc, partenaire dans le domaine des énergies renouvelables », jeudi, le 27-1-2011, à Berlin.
La stratégie énergétique du gouvernement fédéral met l’accent sur la coopération entre l’Allemagne et les pays d’Afrique du Nord. Selon les scénarios envisageables à l’horizon 2050, la République fédérale devrait importer une partie de son électricité verte d’Afrique du Nord pour profiter des tarifs avantageux pratiqués par certains pays bénéficiant d’un fort ensoleillement, tels que le Maroc.
La directive européenne de 2009 sur les énergies renouvelables constitue à cet égard une base qu’il importe de développer par des accords concrets. « C’est pourquoi nous allons élaborer cette année une stratégie dont nous discuterons avec d’autres pays membres de l’Union européenne et avec le Maroc », a déclaré Katherina Reiche en présence de la ministre marocaine de l’Énergie, Amina Benkhadra. Mmes Reiche et Benkhadra ont signé un accord de coopération en ce sens.
Le ministère fédéral de l’Environnement a déjà posé les fondations scientifiques du projet Desertec à partir de trois études réalisées par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR). Cette initiative vise à produire de l’électricité verte dans le désert afin de stimuler l’innovation, l’emploi et la croissance économique non seulement dans les pays d’Afrique du Nord, mais aussi en Europe. « Ce projet profitable à tous nous tient très à cœur », a assuré Katherina Reiche. « En effet, l’implantation d’entreprises européennes au Maroc et la création de nouveaux pôles scientifiques […] se traduiront par une réduction des coûts pour tous les partenaires. »